La mise en oeuvre du vote par correspondance, conjointement au vote électronique, suppose de synchroniser les deux processus de vote.
La synchronisation repose sur 3 principes :
La première option est la plus économique (le coût unitaire du vote par Internet étant inférieur au coût unitaire du vote par correspondance) et simplifie le dépouillement dans la mesure où elle limite le nombre de bulletins papier à enregistrer. De plus, elle inscrit le vote électronique comme le mode de scrutin privilégié, dans la perspective d'une dématérialisation souhaitée du vote. Elle suppose toutefois d'identifier en amont les électeurs habilités à voter par correspondance.
La deuxième option permet une uniformité de traitement des électeurs et offre l'avantage d'une plus grande simplicité dans la phase de préparation des scrutins. Elle est toutefois plus coûteuse et plus complexe en aval du processus. Elle ne favorise pas l'adoption rapide du vote par Internet, dans l'optique d'une dématérialisation souhaitée du vote.
Le schéma suivant présente l'articulation entre le vote par correspondance et le vote électronique, dans le cas où le vote par correspondance n'est ouvert qu'à une partie de l'électorat. Les délais indiqués correspondent au cas des élections CE / DP.
Le schéma illustre la nécessité de prévoir un délai minimum d'envoi des courriers aux électeurs pour chaque tour de scrutin, afin de permettre aux électeurs votant par correspondance d'envoyer leurs bulletins de vote suffisamment tôt pour que ceux-ci puissent être reçus et intégrés avant la clôture des scrutins.
Question précédente : Un utilisateur a perdu son identifiant ou son mot de passe, quelle est la démarche à suivre ?
Question suivante : Comment les votes par correspondance sont-ils intégrés dans le système de vote électronique ?